Vous avez peut‑être remarqué que le poulet occupe de plus en plus de place dans les rayons et sur les cartes des restaurants. En 2025, il représente une part écrasante des volumes de volailles consommés en France. Ces chiffres cachent des tendances surprenantes et des conséquences concrètes pour votre assiette et votre portefeuille.
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Un podium recomposé : qui gagne et qui recule ?
Le poulet domine largement : il atteint 80,7 % des volumes de volailles consommés en 2025, contre 78,9 % en 2024. Sa consommation augmente de 5,6 % sur un an. C’est impressionnant, et cela change la dynamique du marché.
La dinde reste seconde, avec 10,8 % des volumes. Sa part reste presque stable (-0,1 %). En revanche, le canard chute fortement. Il ne représente plus que 7 % des volumes, soit un recul de 11,6 %. Cette baisse tient en grande partie aux difficultés d’approvisionnement liées aux épisodes d’influenza aviaire.
Les autres espèces — pintade, caille, pigeon — deviennent très marginales. Elles pèsent désormais seulement 1,5 % de la consommation totale. C’est un contraste net entre le quasi‑monopole du poulet et la disparition progressive des espèces moins répandues.
La restauration hors domicile : un acteur qui change la donne
Autre transformation majeure : la restauration hors domicile prend de l’ampleur. Elle représente maintenant 37 % de la consommation de volailles en France. C’est deux points de plus en un an et dix points de plus en cinq ans.
Concrètement, cela signifie que vos repas au restaurant, au travail ou à emporter influencent de plus en plus les tendances de consommation. Les chaînes et la restauration rapide favorisent les découpes rapides et les produits transformés. Vous le voyez dans les menus et les emballages.
Les produits élaborés portent la croissance
La structure des achats évolue nettement. Les produits élaborés — nuggets, émincés, wings — représentent désormais 34 % des ventes de volailles. C’est plus du double de leur part en 1998. Sur les onze premiers mois de 2025, les volumes de ces produits augmentent de 5,7 % et leurs prix progressent de 2,6 %.
À l’opposé, la charcuterie de volaille recule de 0,6 % malgré une baisse de prix de 2,9 %. Les consommateurs privilégient les formats rapides à préparer et prêts à consommer. Cela a un impact direct sur l’offre proposée en magasin et en restauration.
Prix, disponibilité et choix en magasin
En grande distribution, les ventes globales de volailles et produits élaborés augmentent légèrement, +0,7 % en 2025 après une année 2024 record (+5,4 %). Les prix montent aussi : +2,5 % sur les onze premiers mois par rapport à 2024.
L’offre de poulet reste assez stable, +0,2 % sur onze mois. Mais la disponibilité connaît des tensions ponctuelles. Ces ruptures alimentaires ont poussé les prix de vente à la hausse : +4,9 %.
Dans les rayons, les découpes dominent : elles représentent 51,2 % des achats de poulet. Le poulet entier poursuit son recul dramatique. Il ne pèse plus que 14,4 % des achats contre 52 % en 1998. Voilà un changement radical dans vos habitudes d’achat.
Quelles conséquences pour vous ?
- Si vous cherchez à maîtriser votre budget, privilégiez les découpes : elles restent majoritaires et parfois moins chères que les préparations élaborées.
- Si vous tenez à diversifier vos menus, sachez que la disponibilité de canard et d’autres espèces peut rester volatile. Anticipez et cherchez des fournisseurs locaux quand c’est possible.
- Enfin, si vous consommez souvent en restauration hors domicile, gardez à l’esprit que cela influence les prix et la typologie des produits proposés en magasin.
En somme, la consommation de volailles en France se recentre sur le poulet et les produits transformés. Les prix progressent modérément et la restauration hors domicile pèse de plus en plus lourd. Vous voyez la tendance autour de vous : elle devrait se confirmer dans les mois qui viennent.


